Association Culturelle Franco-Iranienne de Lyon

Les principales fêtes iraniennes

Le nouvel an iranien, Norouz

Norouz est célébré depuis au moins 3 000 ans et est profondément enraciné parmi les rituels et les traditions du zoroastrisme. Aujourd'hui, la fête de Norouz est célébrée dans de nombreux pays qui ont été des territoires ou qui ont été influencés par l'Empire perse : en dehors de l'Iran, on peut citer le Kurdistan, l'Afghanistan, des parties du Moyen-Orient aussi bien que dans les ex-républiques soviétiques du Tadjikistan, de l'Ouzbékistan, de l'Azerbaïdjan, du Kazakhstan et du Kirghizistan, pays dans lesquels la fête est appelée Navrouz.
Norouz est la fête traditionnelle des peuples iraniens pour célébrer le nouvel an du calendrier persan (premier jour du printemps). La fête est célébrée par certaines communautés le 21 mars et par d'autres le jour de l'équinoxe vernal, dont la date varie entre le 20 et le 22 mars. Elle est d'ailleurs aussi considérée par certaines communautés comme une renaissance voire un mythe, et aussi considérée surtout comme une nouvelle année qui s'annonce.

La Fête du feu ( Tchaharchanbé-souri)

Avant l’arrivée de Norouz les Iraniens célèbrent le dernier mardi soir de l’année en sautant sur le feu : cette fête est appelée « Tchahar Chanbeh-Souri ». En sautant sur le feu, on se purifie l’âme en réclamant au feu sa rougeur et sa vitalité et en échange on lui laisse notre pâleur et maladies à brûler.

(La fresaque de Fête du feu au palais de Chehel Sotoun (« quarante colonnes »),l'époque Séfévides, XVIème siècle)

La fête de Mehrégân, équinoxe de l’automne

La fête du Mehrégân correspond au début de l’automne et est célébré le 16 mehr, le jour de Mehr (Izad), dieu-ange de l'équité dans le zoroastrisme.
Le nom de Mehr est donné par les anciens au premier mois de l’automne, septième mois du calendrier iranien, qui correspond à octobre-novembre. L’importance de la fête de Méhrégan tient à ce qu’elle est le pendant du No'rouze qui annonce le printemps et la renaissance ; alors que le Mehrégân est l’annonciateur de la mort de la Nature et du début de la saison froide.

La nuit de Yaldâ

Dans le calendrier iranien, cette fête se déroule en Dey (c’est-à-dire au mois de décembre), d’après le nom qui était donné au Créateur avant le Zoroastrisme. Les fêtes de la nuit de Yaldâ trouvent leurs racines dans des traditions antiques qui remontent à des milliers d’années et au culte de Mitra. Yaldâ serait ainsi le jour de la naissance de Mitra ou du soleil. La lumière du soleil et du jour étaient considérée comme étant la manifestation d’un dieu créateur alors que l’obscurité, la nuit et le froid étaient le symbole d’Arihman, dieu des ténèbres. Le cycle des jours et des nuits avait incité les gens à croire que ces deux éléments étaient continuellement en guerre. Les jours les plus longs étaient alors considérés comme étant les jours de la victoire de la lumière, et les jours les plus courts étaient le signe de la victoire de l’obscurité. Pour se protéger d’Ahriman, les gens se réunissaient pendant la nuit et allumaient du feu pour demander l’aide du soleil. Yaldâ est donc en quelque sorte la célébration du soleil et la fin de la domination de l’obscurité et du froid.